Toutes les formations du bijoutier-joaillier !

Le secteur de la bijouterie-joaillerie est composé de missions variées. Celles-ci vont de la fabrication du bijou, au choix des pierres et des matériaux en passant par la vente et la communication avec la clientèle. Les professionnels du secteur possèdent tous certaines qualités communes telles que le goût pour les objets précieux, un sens artistique ainsi qu'une grande habileté manuelle. Vous avez ces qualités et vous souhaitez devenir bijoutier joaillier ou encore gemmologue ? Découvrons ensemble les différentes formations qui vous permettront d'exercer ces métiers d'artisanat d'art.

Le secteur de la bijouterie joaillerie est souvent associé à l'horlogerie et à l'orfèvrerie. Ces métiers aux compétences proches sont susceptibles d'intéresser ceux qui souhaitent travailler dans la fabrication des objets précieux. Ainsi, pour ceux qui souhaitent davantage devenir orfèvre et se spécialiser dans le travail des métaux précieux, des informations sur les diplômes envisageables sont disponibles ici. Pour les futurs horlogers, Un Job en Ville détaille également, pour vous, les parcours possibles.

Un même métier, deux types de parcours...

Il existe deux types de parcours types pour ceux qui veulent devenir bijoutier-joaillier. Ceux qui veulent apprendre au plus vite et sur le terrain, pourront choisir, directement après le collège, d'effectuer un CAP (certificat d'aptitude professionnel). Celui-ci pourra être suivi d'un BMA (brevet des métiers d'art), diplôme qui leur permettra d'être entièrement autonomes dans leur travail. Les titulaires du CAP comme du BMA pourront directement exercer leur métier.
Ceux qui souhaitent une formation moins spécifique restant proche des métiers d'art, pourront choisir d'effectuer un Bac STD2A (sciences et technologies du design et des arts appliqués) puis s'orienter vers un DNMADE (diplôme national des métiers d’art et du design) dans une école qui propose un parcours spécifique à la bijouterie joaillerie. Les titulaires de celui-ci seront formés sur les arts appliqués en général et pourront plus facilement se tourner vers l'innovation et la création contemporaine.

Néanmoins, il existe des passerelles entre ces deux parcours, le titulaire d'un CAP peut s'orienter vers un Bac STD2A ou un bac pro, comme le titulaire d'un bac général, pro ou technologique peut se réorienter vers un CAP. Les DNMADE sont également accessibles aux titulaires d'un BMA puisque l'admission à celui-ci se fait sur dossier artistique et cela dès le niveau Bac ou équivalent.

 illustration devenir bijoutier-joallier 

Le parcours CAP/BMA, pour ceux qui veulent apprendre le métier en pratique

En quoi consiste le CAP ou certificat d'aptitude professionnel ?

Le secteur de la bijouterie joaillerie demande beaucoup de dextérité et de savoir-faire. Ainsi, c'est la pratique qui vous permettra de progresser. Le premier diplôme qui vous permettra d'entrer dans la profession est le CAP. En effet, le CAP, en mêlant la théorie à la pratique, les enseignements généraux aux enseignements techniques, vous offrira tous les outils nécessaires pour vous professionnaliser et entrer dans la vie active.

Le CAP est accessible directement après le collège et se prépare en deux ans dans un CFA ou centre de formation des apprentis. Il est complété par une alternance (1 semaine en centre de formation, 3 semaines en entreprise) ou par un stage en entreprise (d'une durée de 12 semaines réparties sur deux ans). Pour les étudiants qui sont déjà titulaires d'un bac général ou professionnel, le CAP peut s'effectuer en un an, durant lequel les matières générales ne seront pas dispensées.
Pour ceux qui souhaitent obtenir leur CAP dans un CFA, vous devez au préalable trouver une entreprise susceptible de vous accueillir. La signature du contrat d'apprentissage conditionnera votre inscription dans la filière associée du centre de formation (dans la limite des places disponibles). Le CAP peut également s'effectuer dans un lycée professionnel et technologique ou dans certaines écoles spécialisées. Dans le secteur de la bijouterie-joaillerie, les écoles spécialisées sont sélectives et s'intègrent généralement sur concours et après examen du dossier.

Quels sont les différents CAP dans le secteur de la bijouterie-joaillerie ?

 illustration CAP en bijouterie-joaillerie 

Les CAP en bijouterie-joaillerie

Les enseignements du CAP bijouterie-joaillerie

Le CAP art et technique de la bijouterie-joaillerie est composé de trois options : joaillerie, sertissage et polissage. La première année est constituée d'un tronc commun d'enseignement, puis, à partir de la deuxième année, les étudiants choisissent leur spécialité. Les enseignements communs à la première année portent notamment sur la connaissance des pierres et des matériaux, sur les différents outils utilisés, sur la prévention des risques, la représentation graphique, la lecture et la conception de dessins en 3D. Les étudiants maîtrisent tout aussi bien la CAO : conception assistée par ordinateur, que le DAO : dessin assisté par ordinateur.

La formation comporte également des enseignements en arts appliqués et culture artistique. Pour les non bacheliers, les enseignements généraux dispensés sont le français, l'histoire-géographie, les mathématiques, les sciences, l'anglais et le sport. Pour information, le CAP art du bijou et du joyau est l'ancien nom du CAP art et technique de la bijouterie joaillerie, et si certains CAP ont conservé cette appellation, ce sont les mêmes enseignements qui sont dispensés au sein des deux CAP.

Quelles sont les spécialités du métier de bijoutier-joailler ?

Les métiers de bijoutier-joaillier, bijoutier-sertisseur et bijoutier-polisseur sont complémentaires. Ils correspondent aux différentes étapes de la fabrication d'un bijou. Ces spécialités sont donc associées du début à la fin du processus de fabrication de celui-ci.

L'option bijouterie-joaillerie conviendra à ceux qui souhaitent mettre en forme le matériau. En effet, le bijoutier-joaillier exécute la totalité de la monture du bijou. Il est capable de transformer, de réparer ainsi que de restaurer différents types de pièces. Un bijoutier-joaillier devra donc maîtriser les techniques d'assemblage simple des métaux, précieux ou non, d’y prévoir l'emplacement des pierres et procéder au fraisage afin de préparer le terrain pour le travail du sertisseur. L'option sertissage vous permettra d'accéder au métier de sertisseur. Celui-ci monte les pierres précieuses sur les bijoux que lui remet le joaillier. Il examine la monture afin de déterminer l'orientation de la pierre afin de la mettre en valeur au maximum tout en la fixant solidement. Il procède à la mise en place, à la fixation, puis au limage du sertissage. L'option polissage conviendra à ceux qui souhaitent intervenir dans les finitions du bijou. Le polisseur aura pour tâche de donner à la pièce tout son éclat et sa brillance selon le rendu choisi. Le polisseur peut intervenir sur des bijoux mais aussi sur des pièces de métal polies dans la maroquinerie de luxe, sur des prothèses médicales et dentaires ou sur toute pièce métallique dont la finition se doit d'être irréprochable.

En deuxième année, durant la spécialisation, les enseignements sont adaptés aux différentes techniques propres à chaque métier. La seconde année propose par exemple des cours de réalisation technique du sertissage ou du polissage. Pour ceux qui ont choisi l'option joaillerie, des cours des gemmologie (étude des spécificités des pierres, perles et autres joyaux) sont au programme. A l'examen, les épreuves générales sont complétées par des épreuves techniques. Celles-ci consistent en une analyse de la situation professionnelle (durée : 9h) et en une réalisation technique (durée : 30h). L'épreuve d'art appliqué et culture artistique est facultative et cela même si cet enseignement reste obligatoire.

Le CAP bijouterie-joaillerie permet à l'étudiant de rentrer directement dans le monde professionnel. Selon sa spécialité, celui-ci sera capable d’effectuer des sertissages sans complexité, des assemblages simples ainsi que des finitions sans difficultés techniques. Il lui sera ensuite possible d'évoluer via la formation continue pour obtenir des qualifications supérieures et travailler des pièces plus complexes.

Le CAP sertissage en haute joaillerie

Il existe également un CAP sertissage en haute joaillerie qui, comme son nom l'indique, permet de se former sur le sertissage des pièces de joaillerie de haute valeur ornées de pierres fines et précieuses. Le titulaire de ce Cap est capable d'évaluer les difficultés techniques propres aux sertissages des pièces. Pour ce faire, il examine les pierres, leur couleur et leur forme et prévoit leur emplacement et leur montage. Il doit déterminer la compatibilité avec le support, selon les points de montage ou encore les différentes épaisseurs du métal et établir chronologiquement les étapes de la mise en pierre selon le type de serti. Il existe différents type de sertis comme le serti griffe, serti clos ou encore le serti barrette... Le sertisseur en haute joaillerie effectue les opérations de sertissage conformément aux exigences qualitatives de la haute joaillerie. La solidité, la précision et la finition doivent être impeccables.

Que faire après un CAP dans le secteur de la bijouterie-joaillerie ?

Le CAP vous permettra d’acquérir les bases du métier et de rentrer directement dans la vie active. Cependant, vous pouvez continuer vos études pour vous spécialiser davantage ou au contraire devenir plus polyvalent. Pour ceux qui souhaitent continuer leurs études, le CAP se poursuit généralement par un BMA ou brevet de métiers d'art en deux ans. Il est également possible de suivre une mention complémentaire "joaillerie" d’une durée d’un an. Les titulaires d'un CAP qui veulent poursuivre jusqu'au niveau bac peuvent s'orienter vers le bac ST2A « Sciences et Technologies du Design et des Arts Appliqués » ou vers un Bac Pro métier d'art et d'artisanat option “métier de la mode” par exemple.

 photo métier de bijoutier-joaillier 

La MC, un an pour se spécialiser dans la joaillerie

Il n'existe qu'une mention complémentaire dans le secteur. La mention complémentaire “joaillerie”. Elle s'effectue en un an après un CAP ou éventuellement après l'obtention d'un bac professionnel ou équivalent (BMA, BP). Ce diplôme permet de préparer des professionnels de la joaillerie. Ceux-ci sont capables de fabriquer des bijoux en préparant la pose des pierres qui viendront les orner. Ils sont aussi aptes à réparer et à restaurer toutes pièces, anciennes ou non, comportant des pierres précieuses ou semi-précieuses. Ce sont eux qui décident de l’emplacement des pierres sur le bijou et donc de son harmonie finale.
La MC comporte des enseignements en technologie des matériaux, en dessin technique et artistique ainsi qu'en technique de montage et mise en valeur des pièces. La MC peut être un bon complément après le CAP pour ceux qui veulent se perfectionner et se professionnaliser plus précisément dans la joaillerie. En effet, le CAP art et technique de la bijouterie-joaillerie prépare à la fabrication de bijoux que ceux-ci soient en métal précieux ou non. Avec la MC joaillerie, vous serez un spécialiste des bijoux ornés de pierres fines et précieuses qui sont, la plupart du temps, montées sur des métaux eux aussi précieux. La MC joaillerie peut également être intéressante pour ceux qui ont choisi les options sertissage ou polissage afin de compléter leur formation.

Un équivalent du bac pour les artisans, le BMA

Les brevets des métiers d'art en bijouterie-joaillerie

Le BMA est accessible au titulaire de CAP, et, éventuellement, après un BP ou une MC du secteur professionnel concerné. Le BMA est comme le BP, l'équivalent d'un bac professionnel et technologique. Il s’effectue en deux ans, soit par voie scolaire dans un lycée professionnel avec une période d'immersion en entreprise de douze semaines, soit par la voie de l’apprentissage avec des périodes d'alternance entre l'entreprise et le centre de formation d’accueil. Il peut également s'effectuer par voie professionnelle en formation continue.

Il existe trois spécialisations en bijouterie-joaillerie qui correspondent à celles du CAP : option joaillerie, option sertissage et option polissage. Comme le CAP, le BMA forme des professionnels du secteur mais qui seront plus expérimentés et aptes à travailler sur des pièces de plus grande complexité. Les étudiants travaillent plus en profondeur l’esthétique du bijou par la création de maquettes et perfectionnent leur habileté aussi bien que leur créativité. Ainsi les titulaires d'un BMA pourront réaliser tous types de bijoux et cela jusqu'aux pièces de haute joaillerie.

Quels sont les compétences acquises durant un BMA ?

Le BMA dispense des enseignements généraux en français, mathématiques et sciences, histoire de l'art, etc. Le BMA propose, en plus de l'approfondissement des enseignements généraux communs au CAP, des cours de gestion et de droit des entreprises. Ainsi, l’étudiant devient apte à gérer l’approvisionnement de ses matériaux et ses coûts de production. Ce diplôme est donc indispensable pour ceux qui veulent s'installer à leur compte et être autonomes. Le BMA comporte également des enseignements en communication. Les apprenants sont ainsi aptes à répondre à une demande clientèle et d'analyser et respecter un cahier des charges. Il proposent des solutions techniques et esthétiques en cohérence avec la demande des clients. Ce sont eux qui planifient les moyens et procédés mis en œuvre, les temps de fabrication ainsi que les étapes de la réalisation. L’étudiant établit les devis et se doit de respecter aussi bien les coûts que les délais annoncés. Ils gèrent également les contrôles qualité.

Pour obtenir plus d'informations sur les BMA, la plateforme « eduscol » met à disposition des fiches détaillées sur les enseignements, les modalités d'examens, de stage, d'alternance ainsi que les différentes compétences demandées dans les différents BMA.

Le parcours bac/DNMADE, pour les passionnés d'arts appliqués

 illustration Diplôme des métiers d'art et du design 

Le bac technologique STD2A

Le Bac STD2A (sciences et technologies du design et des arts appliqués) anciennement Bac STI arts appliqués est tourné vers l'apprentissage du design et des arts appliqués. Il vous permettra de développer vos compétences artistiques dans la conception d'objets, artisanaux ou non. Le bac STD2A ou sciences et technologies du design et des arts appliqués est donc plus général que les BMA et BP mais moins qu'un bac général. Il demande cependant un bon niveau dans les matières générales.

Celui-ci se déroule en deux ans, première et terminale. Il est donc accessible après une seconde générale professionnelle ou technologique. Les élèves qui auront choisi des options en lien avec les arts appliqués seront plus susceptibles d'être acceptés dans cette filière qui est très demandée et donc sélective. Il existe notamment, en seconde technologique, l'option « création et culture design » (6h d'enseignement) qui est conseillée à ceux qui veulent poursuivre en première STD2A. En seconde générale, choisir les options "arts plastiques" ou "histoire des arts", vous permettra d'entrer plus facilement en première STD2A.

Quels sont les enseignements qui composent le bac STD2A ?

Le bac STD2A forme les futurs designers et concepteurs d'objets. En première, en plus des enseignements généraux habituels, les 3 enseignements technologiques proposés sont les suivants : "physique-chimie" où seront enseignées les propriétés des matériaux et de la lumière, "outils et langages numériques" où seront étudiées les différentes applications du numérique dans la création contemporaine. Enfin, l'option "design et métier d'art" permettra à l’étudiant d’acquérir une culture solide dans l'histoire des techniques comme des évolutions technologiques et leur lien avec la création artistique. En terminale, les deux enseignements technologiques sont : “analyse et méthodes en design” et “conception et création en design et métiers d’art”. Les étudiants du bac STD2A sont principalement formés à communiquer par l'image et le visuel, ainsi qu'à traduire leurs idées graphiquement par le dessin et plastiquement par la création de prototypes. L'accent est également mis sur les outils infographiques spécifiques au design.

Le Bac ST2A ne permettant pas de rentrer directement dans la vie active, les titulaires sont amenés à poursuivre leurs études vers un DNMADE. Il leur est également possible d’intégrer une école d'art (écoles des beaux-arts, écoles nationales supérieures d'art, écoles privées) , une prépa arts et design ou encore une université.

Et les bac professionnels ?

Il n'existe pas de bac pro spécialisé dans le secteur de la bijouterie joaillerie, néanmoins les bac pro artisanat et métiers d'art (AMA) peuvent intéresser ceux qui veulent atteindre un niveau bac tout en se professionnalisant. Les options "communication visuelle plurimédia" et "communication graphique" peuvent être intéressantes pour ceux qui désirent approfondir leur compétences en communication visuelle après leur CAP. Le bac pro artisanat et métier d'art option "métiers de la mode" peut également intéresser ceux qui se passionnent pour la mode et le luxe en général.

 Illustration bac arts appliqués et metiers de l'artisanat 

Le DNMADE (diplôme national des métiers d’art et du design)

Le DNMADE, un diplôme récent

En 2019, la MANAA, les DMA (notamment le DMA art du bijou et du joyau) ainsi que les BTS en art appliqué ont été fusionnés en un seul et même cursus. L'avantage du DNMADE est qu'il permet aux étudiants du secteur d'obtenir un niveau licence, ce qui n'était pas possible avec la MANAA suivie des deux années de BTS ou de DMA. En effet, la MANAA n'était pas reconnue comme un bac+ 1 (tout comme les prépa aux écoles d'art) et les étudiants de BTS ou DMA n'obtenaient qu'un Bac +2 en sortie de cursus. Le but du DNMADE est donc de regrouper ces 3 années en un cursus d'équivalence licence. Il permet également d’accueillir davantage d'étudiants provenant de bac généraux (et non plus majoritairement technologiques).

Le DNMADE se déroule en trois ans après l'obtention d'un bac ou équivalent. Les candidatures se font sur Parcoursup. Il vaut mieux avoir un très bon dossier car ces formations sont très demandées. La présentation d'un portfolio est généralement exigée. Les DNMADE sont accessibles en apprentissage ou par voie scolaire avec la réalisation d'une période de stage d'une durée minimum de 12 semaines. Ils peuvent s'effectuer dans des écoles spécialisées, dans des lycées ou dans des centres de formation.

Les enseignements du DNMADE

Le parcours du DNMADE débute par une première année de découverte assez large du domaine de l'art et des techniques de création. Pour ce faire, l’étudiant doit choisir une «majeure». Il en existe 14 différentes en DNMADE. Celles qui seront susceptibles de vous orienter dans le secteur de la bijouterie joaillerie sont les suivantes : matériaux, objet, ornement et patrimoine. Les mineures quant à elles, précisent l'orientation de la majeure. Par exemple dans la majeure « objet » il existe plusieurs mineures au choix (1 seul choix possible) : mineure matériaux, mineure espace, mineure ornement et la mineure patrimoine.
Ces majeures et mineures peuvent être différemment combinées selon les écoles qui les regroupent en parcours. Par exemple, l’école Boulle propose deux types de DNMADE : mention design ou mention métiers d'art. Dans la mention métiers d'art, il n'existe qu'une majeure : la majeure « objet ». La majeure, combinée aux différentes mineures forment les parcours propres à chaque formation. Par exemple, à l'école Boulle, les différents parcours sont les suivants : Métiers d’Art et Patrimoine, Métiers d’Art Matériaux et Innovation, Métiers d’Art et Ornement, Métiers d’Art et Espace, Métiers d’Art et Événement, Métiers d’Art et Innovation sociale. Pour finir, les étudiants choisissent leur atelier (un seul choix) : art du bijou et du joyau, ciselure , conception application métal, décor et traitement de surface, gravure en modelé, gravure ornementale, sculpture ou encore tournage d'art.

Ce sont les établissements dispensant la formation qui définissent les parcours proposés et les répartissent selon les mineures et majeures communes à tout les DNMADE. Ce sont eux également qui déclinent les différents contenus d'enseignements à l’intérieur des parcours. Il faut donc bien se renseigner sur le contenu des formations avant de postuler. Les DNMADE sont des diplômes professionnalisant qui permettent de s'insérer sur un marché du travail précis. Pour ce faire, tous les parcours dispensent des cours de gestion et d'un accompagnement des professeurs pour envisager l'après diplôme.

DNA ou DNMADE ?

Les DNMADE sont l'équivalent d'un DNA, diplôme national d'art dispensé en école d'art (niveau licence) mais pour les artisans. Les écoles d'art quant à elles, forment des artistes plasticiens, designers ou graphistes. Ceux-ci peuvent néanmoins utiliser des techniques artisanales telles que la gravure et la sculpture. Les ateliers pratiques au sein des DNA sont moins ciblés que ceux du DNMADE et conviendront moins à ceux qui souhaitent manipuler les matériaux précieux et travailler dans l'artisanat d'art.

Que faire après un DNMADE ?

Après un DNMADE, hormis la vie active, plusieurs autres voies sont possibles. Vous pouvez poursuivre vers un DSAA ou “diplôme supérieur des arts appliqués” dans une école d'art appliqué ou vers un DNSEP ou “diplôme national supérieur d'expression plastique” dans une école d'art. Il vous est également possible d'intégrer une école nationale d'art telle que l' École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs (Ensad) à Paris. Celle-ci délivre en deux ans un diplôme de concepteur-créateur en arts décoratifs.
Il existe également des Bachelors dans certaines écoles privées. Par exemple, l'École de Haute Joaillerie à Paris qui propose un Bachelor "design bijou" se préparant en trois ans. Celui-ci forme des designers du domaine du bijou, que ce soit du bijou de mode ou de la haute joaillerie. Les écoles privées proposent également des “Certificats Supérieurs de Joaillerie” équivalents au niveau master.

  

Un bilan sur les parcours possibles pour le futur bijoutier-joailler

Le parcours CAP/BMA semble tout indiqué à ceux qui sont sûrs d'eux et qui souhaitent apprendre le métier de bijoutier-joaillier sans passer par une formation générale en arts appliqués. Pour ceux qui hésitent encore, le Bac STD2A propose une formation plus générale qui leur rendra accessible un nombre de parcours plus vaste. Cependant, les titulaires d'un Bac STD2A se destinent à des études plus longues puisqu'il leur sera nécessaire d'atteindre le niveau licence en passant par le DNMADE pour entrer dans la vie active. Il faut également noter que ceux qui choisissent le parcours CAP/BMA totalisent quatre années d'études pour obtenir un niveau équivalent à celui du Bac. Néanmoins après un BMA, ceux-ci seront autonomes et aptes à se mettre à leur compte.

Pour ceux qui savent déjà qu’ils souhaitent travailler dans le secteur de la bijouterie-joaillerie mais qui ne souhaitent pas entrer directement dans la vie active, il est également possible de passer un bac général professionnel ou technologique en trois ans et d'effectuer ensuite un CAP. En effet, la durée du CAP est réduite à un an pour les bacheliers. Pour le titulaire du niveau Bac quel que soit son parcours (BMA y compris), l’admission dans un DNMADE est toujours possible. Il faut seulement imaginer que, si la fusion des anciens diplômes (MANAA, DMA et BTS) en un seul (DNMADE), lui permet de s'ouvrir à des profils plus variés, elle rend aussi la filière plus demandée. Votre candidature devra pouvoir être remarquée.

Quel parcours pour les passionnés des pierres et gemmes ?

Le CAP lapidaire, pour ceux qui veulent apprendre à tailler les pierres précieuses

Le CAP lapidaire est composé de deux options, option A diamant et option B pierres de couleurs. Le lapidaire travaille sur des pierres brutes. Pour le lapidaire spécialisé en pierres de couleur, les pierres précieuses comme le rubis, le saphir et l'émeraude, ou semi précieuses (fines) comme la topaze, la citrine ou encore l'améthyste n'auront plus de secret. Le plus gros de son travail consiste à « mettre en couleur » la pierre, c'est-à-dire à rechercher la partie de la pierre à mettre en valeur par la coupe. Le lapidaire diamant lui se consacre uniquement à la taille et à la mise en valeur du diamant, à partir de la pierre brute.

Quels sont les enseignements dispensés au sein du CAP lapidaire ?

Les deux métiers doivent maîtriser la représentation graphique de leur travail et doivent donc posséder une bonne vision des volumes et des proportions. C'est un métier qui demande une très grande dextérité et une connaissance très pointue des matériaux. Le CAP lapidaire se réalise en deux ans. Les enseignements communs entre l'option A diamant et l'option B pierre de couleur sont notamment le dessin technique, le dessin de vue, la technologie des matériaux et la prévention des accidents. Les mathématiques appliquées, l’économie, le droit du travail ainsi que les enseignements généraux dispensés aux non bacheliers font également partie du programme commun.

Quel parcours pour le lapidaire ?

Ce CAP s’effectue la plupart du temps en alternance dans un CFA par l'établissement d'un contrat d’apprentissage ou d'un contrat de professionnalisation. Il vous faut donc trouver un artisan lapidaire confirmé qui pourra vous enseigner cet art. Il existe peu d'établissements proposant ce CAP (Saumur, Lyon et Paris). C'est un métier rare qui comporte peu de débouchés, les postes libres étant dus, pour la plupart du temps, à des départs en retraite. Il est donc conseillé aux apprenants de poursuivre sur un BMA ou une Mention Complémentaire en joaillerie pour acquérir davantage de polyvalence. Pour ceux qui sont passionnés de gemmologie, il existe un BP gemmologue.

 illustration CAP lapidaire et BP gemmologue 

Pour ceux qui veulent devenir expert en analyse des gemmes, le BP gemmologie

En quoi consiste le métier de gemmologue ?

Le BP est l'équivalent d'un bac professionnel, il est donc accessible après un CAP (par exemple celui de lapidaire ou d'art et technique de la bijouterie-joaillerie). Celui-ci s'effectue généralement en alternance. Le titulaire de ce BP est un professionnel dans l'identification des pierres ornementales. La notion de gemme regroupe toutes les sortes de pierres, qu'elles soient précieuses, fines (semi-précieuses), ou synthétiques. Il sait reconnaître les propriétés de tous les matériaux ayant un aspect de pierres tels que les coraux, les ambres ou encore les perles. Le gemmologue détermine la pureté, la couleur ou encore l’origine des gemmes à l'aide de divers instruments techniques. Cet expert est largement sollicité par les professionnels de la joaillerie, mais il peut être aussi demandé par des commissaires priseurs, des compagnies d'assurances et tous les secteurs qui peuvent avoir besoin de son expertise.

Quel est le parcours d'un gemmologue ?

L'enseignement dispensé dans ce BP est principalement professionnel et appliqué. Il comporte de l'histoire des gemmes, mais aussi du droit et des cours de gestion. La formation dispense également des enseignements généraux habituels tels que le français et le mathématiques. Le BP conduit directement à la vie active. Pour ceux qui souhaitent approfondir leurs connaissances, il existe un bachelor en gemmologie au sein de l'Institut National de Gemmologie se trouvant à Paris ainsi qu'à Lyon. Ce dernier s'effectue en trois ans après le bac et est l'équivalent d'un niveau licence. Il existe également un DU (diplôme d'université) en gemmologie à Nantes. Pour les passionnés de l'ornementation du bijou, il est également possible d'effectuer la mention complémentaire “joaillerie” après le BP.